Ces potes qui n’ont pas d’enfant(s)

Entre 25 et 30 ans se créé un phénomène particulier sur le plan amical : deux camps se construisent, ceux qui ont des enfants et ceux qui n’en ont pas.

Entre eux se dressent doucement mais sûrement un mur d’incompréhension. Forcément en tant que maman,

qui plus est ancienne maman étudiante, cela fait longtemps que je me suis pris le mur mais aujourd’hui plus particulièrement j’avais envie d’en parler pour adresser un message à tous ces amis qui comptent pour nous, qui font partie de notre jeunesse, notre folie, notre passé et que l’on veut toujours à nos côtés mais avec qui on ne se comprends plus.

J’ai la sensation qu’ils voient le fait d’être parent comme un fardeau, un supplice que l’on s’afflige trop tôt qui nous empêche de vivre. Le côté des parents leur pardonne pourtant facilement : ils ne savent pas encore ce que c’est, ils ne peuvent pas comprendre tout ce qu’être parent implique tant sur le plan de l’organisation que des émotions et ils comprendront tout ça quand ça sera leur tour… mais en attendant : sérieux pour certains on vous kiff mais vous faites chier ! Alors oui on est passés du côté « obscur de la force » : on préfère se poser tranquillou à 21h devant un film dans le canapé le samedi soir que de se la coller dans un bar, oui on ne peut plus vous rejoindre comme ça pour une sortie coup de tête parce que ça ne va pas coller avec la sieste du petit et non, la solution n’est pas la baby sitter. Perso je n’ai pas un enfant pour le confier à quelqu’un d’autre en permanence pour continuer de suivre une vie qui n’est plus la mienne. J’aime mon fils et j’aime passer du temps avec lui et oui aujourd’hui je m’épanouis plus à jouer aux Legos qu’à boire une bière en terrasse, rien ne me remplis plus de joie que de le voir rire aux éclats sur un toboggan au parc derrière chez moi et bien que je tiens à vous très fort, je suis désolé de dire ça mais je tiens à lui encore plus ainsi qu’à ses précieux moments d’enfance que je partage avec lui et qui s’en iront bien trop vite emportés par le temps.

Pour vous dire franchement chers amis restés pour l’instant de l’autre côté de la force, je ne suis pas à plaindre : j’ai cet amour de dingue que nous fait ressentir un enfant, cette fierté de le guider dans la vie, ce plaisir de revivre à ses côtés mon enfance trop courte. Mais c’est votre choix pour l’instant et je le respecte alors je ne peux que vous demander de respecter les choix qui sont les miens. L’amitié ce n’est pas s’imposer un mode de vie, c’est grandir ensemble, se respecter, s’écouter et ce même si l’on ne voit pas toujours la vie de la même façon.

Tous les parents vous le diront, très vite on ne se souvient plus de ce que l’on faisait de nos journées avant que ces petits êtres arrivent dans nos vies : parfois, sur un coup de nostalgie ça nous manque mais très vite on sait que l’on ne reviendrait pour rien au monde en arrière pour passer à côté du rôle de parent.

C’est le plus beau cadeau de la vie, chacun est libre de se l’offrir quand il l’aura décidé mais ne gâchez pas des amitiés en continuant de vouloir imposer un rythme de vie aux autres qui n’est plus le leur : vous avez grandi et votre amitié va au delà de ça, alors cessez de nous réprimander quand on ne vous suit plus : ce n’est pas que l’on ne vous aime plus, et ça vous le verrez vous-même quand ce sera votre tour.

Love,

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12 commentaires sur « Ces potes qui n’ont pas d’enfant(s) »

  1. Très chouettes mots! C’est vrai qu’il y a un âge où les potes se séparent en 2 groupes qui n’arrivent plus tellement à communiquer entre eux, les uns trouvant que les autres parlent trop bébé, et les autres s’énervant qu’on ne prenne pas en considération leur nouveau rythme de vie…pas facile à gérer mais comme tu dis l’amitié doit aller au delà de ça!

  2. Je n’ai pas d’enfant ( et oui je suis restée de l’autre côté de la force ) mais j’ai pris beaucoup de plaisir à lire ton article. Il m’a fait comprendre qu’avoir des gosses ce n’est pas la fin d’une vie ( ouh le cliché tout moche ), on la rythme autrement c’est tout. C’est pas tous les jours simples mais c’est épanouissant et je trouve que tu as parfaitement raison. Quand on n’est sans enfant on a du mal à comprendre totalement la vie de parent. Mais il faut passer au-dessus, l’amitié vaut bien ça je pense 🙂

  3. Moi je culpabilise parfois de ne pas réussir à caser mes enfants pour sortir boire un verre… et puis après je réalise qu’en fait je n’en n’ai pas envie et ça va mieux! Merci pour cet article 🙂

  4. J’aime beaucoup ton article mais je suis contente d’un point de vue personnel de ne pas le vivre. J’ai l’impression que nous ou nos amis sans enfant, nous avons évolué de la même manière, enfant ou pas. Certes, ceux qui n’ont pas de petits loups sortent plus, sont moins dans l’organisation mais on arrive à gérer notre amitié en fonction. D’ailleurs, enfants ou pas, pour se voir tous, il faut toujours programmer ça en avance avec nos emplois du temps de ministre. Après, peut-être que certains sont restés de l’autre côté du trottoir mais ça ne devait pas être vraiment des amis car je n’en ai pas le souvenir 😉

  5. Je viens de découvrir ton blog ! Ton article m’a fait sourire 🙂 Bientôt maman, j’ai hâte de connaître cette joie d’avoir un enfant, celle que tu nous transmets dans tes mots ! Pour l’instant, unique future maman de mon entourage, j’espère qu’il n’y aura pas trop ce « mur d’incompréhension » vis à vis de mes amis, mais comme tu nous le dis si bien, je suis certaine que la joie de ma vie de famille passera devant tout ça 🙂 Merci !

  6. Très sympa ton article ! Ici, nous sommes tous devenus parents plus ou moins en même temps donc ce n’est pas ça qui a fait que l’on s’est éloignés de nos copains d’enfance. plutôt les déménagements, l’éloignement géographique, etc… La vie évolue, les gens aussi, enfants ou non ! Mais c’est vrai que dans un premier temps cela peut créer un fossé entre les « parents » et les « pas encore parents » !
    Bonne journée
    Virginie

  7. Je n’ai pas l’impression que ce moment où certains ont des enfants et d’autres non soit nécessairement le début d’un fossé qui se creuse. Je pense que ça dépend de la relation qu’on a à la base. Pour ma part sans enfant, j’ai gardé un super bon contact avec des gens qui ont eu des enfants, tout comme je me suis éloignée d’autres qui n’en avaient pas non plus mais dont le rythme de vie a évolué, au fil des années, différemment du mien. La clé est peut-être le respect : du côté des gens sans enfants, accepter le fait que les priorités des gens avec enfants ont changé ; et du côté des gens avec enfants, accepter de ne pas considérer que les sans enfants devraient en avoir pour connaître un bonheur équivalent au leur. 🙂

  8. Je découvre ton blog par cet article 🙂
    C’est vrai que certains amis ont un peu de mal à comprendre mais dans l’ensemble autour de nous beaucoup ont déjà des enfants ou y pensent sérieusement. Peut être parce que nous n’avons pas 25 ans mais 30, mais je trouve la différence moins marquée. Par contre c’est tellement vrai que l’amour que l’on donne et que l’on reçoit de nos petits loups dépasse tout ! Et rien ça, ça efface tout le reste ❤

  9. C’est tellement, mais tellement ça! Merci pour ce texte rempli de sincérité.. il est un peu le porte parole de nous tous, parents de 25/30ans.
    Bonne soirée !

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